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Le CMQ surveille étroitement les opioïdes prescrits

Actualités

28/07/2026

Premier bilan du programme de surveillance du Collège sur les opioïdes.

Alors qu’une crise des opioïdes sévit partout au pays, le CMQ prend les mesures nécessaires pour éviter que les ordonnances rédigées par la communauté médicale québécoise permettent un usage inapproprié de ces substances, menant à une dépendance ou à une diversion pour consommation illicite.

Car une prescription judicieuse d’opioïdes contribue à réduire les risques de dépendance, de mésusage et de surdose : ceux qui sont à l’origine des surdoses et des décès proviennent souvent de laboratoires clandestins.

Fonctionnement

En 2023, le Collège a lancé un programme dédié à la surveillance des prescriptions d’opioïdes et de benzodiazépines. Le monitorage et l’analyse des prescriptions émises par les médecins nécessitent rigueur et temps. Cette surveillance individuelle est assurée par la Direction de l’inspection professionnelle du CMQ, en collaboration avec des experts en douleur chronique et en dépendance. L’objectif est de rappeler aux médecins l’importance d’une gestion prudente des ordonnances d’opioïdes et de substances psychoactives, dont les benzodiazépines.

C’est la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) qui fournit périodiquement au CMQ le profil des prescripteurs d’opioïdes et de benzodiazépines. Il est important de préciser que ces données sont compilées en fonction d’indicateurs prédéfinis par le Collège et permettent de repérer les médecins dont les habitudes de prescription semblent inhabituelles. Une analyse approfondie en fonction de critères précis est ensuite menée par les inspecteurs du CMQ. Au terme de cette démarche en plusieurs étapes, le responsable de l’inspection du Collège détermine les mesures les plus appropriées à prendre pour assurer la qualité des soins de santé aux patients et leur sécurité.

Premier bilan

Le Collège suit ainsi de près le contexte d’exercice des médecins qui prescrivent des opioïdes de manière inhabituelle. Par exemple, il est plus courant de prescrire davantage d’opioïdes lorsqu’on travaille en clinique de la douleur ou dans un centre traitant la dépendance et la toxicomanie.

À ce jour, 26 médecins ont été convoqués pour des analyses plus poussées. Une douzaine d’autres feront l’objet de vérifications. Les premières analyses ont identifié 11 médecins ayant une pratique qui s’écarte des standards reconnus et qui est susceptible de mettre les patients à risque. Des recommandations leur ont été faites pour améliorer leur exercice médical, en plus d’un accompagnement et de formations d’appoint. D’autres médecins seront aussi rencontrés sous peu.

Conclusion et perspective

Le phénomène de surprescription apparaît à ce jour limité au Québec. 

S’il n'y a pas de dérapage comme il y en avait il y a 10 ans, c'est parce que les médecins ont été plus sensibilisés depuis ce temps-là par rapport aux précautions à prendre pour la prescription de tels médicaments.
Dr Mauril Gaudreault, président du CMQ

Car à ce chapitre, le succès repose sur la sensibilisation et la formation, tant auprès des médecins en exercice que des apprenants en médecine.

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